L'homme et le petit,
un père et son fils,
sur la route,
poussant un
caddie,
dans une paysage dévasté,
après l'apocalypse,
tout n'est plus que cendre,
et barbarie.

Une écriture épurée,
des dialogues,
déchirants,
une
errance sans issue,
danger,
survie,
cadavres,
morts vivants,
aux visages exangues,
aux cheveux collés,
vétus de haillons,
à la recherche de nourriture.
Insupportable description,
de la frontière,
entre le bien
et le mal,
entre les gentils et les
méchants,
chao humain,
sentimental,
affectif,
perte totale des repères les plus simples
quand tout est alors question de survie.
Quelques extraits :
Il y a d'autres gentils ? C'est ce que tu as dit.
Oui.
Alors ils sont où ?
Il se cachent.
De qui est-ce qu'ils se cachent
?
Les uns des autres.
Il y en a beaucoup ?
On n'en sait rien.
Mais il y en a quelques uns ?
Quelques uns.
Oui.
C'est vrai ?
Oui c'est vrai.
Mais ça ne l'est peut être pas.
Je crois que c'est
vrai.
D'accord.
Tu ne me crois pas.
Si je te crois.
D'accord.
Je te crois
toujours.
Ce m'etonnerai.
Mais si. Il le faut bien.
....
Quand il revint le petit était réveillé. je te demande pardon dit-il.
ça ne fait
rien.
Je voudrais être avec ma maman.
Il ne répondit pas. Il s'assit à côté de la petite silhouette enveloppée dans les couettes et les couvertures. Au bout 'un
moment il dit :
tu veux dire que tu voudrais être
mort.
Oui.
Tu ne dois pas dire ça.
Je le dis quand même.
Ne le dis pas. C'est mal de la dire.
Je ne peux pas m'en
empêcher.
Je sais. Mais il faut essayer.
Et comment je fais ?
J'en sais
rien.
La route de Cormac Mac Carthy,
un road movie,
déchirant,
accrochez vous...
mais,
ça vaut le
coup,
c'est magnifique
même si les images restent gravées
et vous hantent un bon moment.
La route, Cormac Mac Carthy, ed. de l'Olivier, 256 p., 21 euros










































